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Historic Vehicles & Culture

The big question:

Will we still be able to drive in 20, 30, 50 years?

La FIVA (Fédération Internationale des Véhicules Anciens) pose la grande question qui taraude aujourd’hui la communauté des véhicules historiques :

D’ici 20, 30 ou 50 ans, aura-t-on toujours le droit de conduire des véhicules historiques ?

« Le laisser-aller n’est pas admis lorsqu’il s’agit de notre future liberté automobile, » déclare le Président de la FIVA, Patrick Rollet. « Les enjeux que sont la congestion, la pollution et la sécurité routière – autant de préoccupations légitimes – peuvent contribuer à l’éventuelle disparition de l’automobiliste au volant de son propre véhicule. Pourtant, ce sont les véhicules historiques qui sont particulièrement menacés, malgré leur effet quasi-négligeable sur la pollution et la congestion, et nos excellentes statistiques en matière de sécurité – sans parler des avantages significatifs générés sur le plan économique, social et touristique. »

…et y aura-t-il quelqu’un pour les conduire ?

« Mais la question n’est pas simplement de savoir de si nous serons autorisés à conduire. Peut-être que la plus grande question est de savoir s’il y aura des conducteurs pour les conduire ; ou si, avec l’avènement des véhicules autonomes, les conducteurs ne vont pas eux-mêmes devenir ‘historiques’ ? »

Quelle importance ?

« Pour l’amateur, la réponse est évidente, » poursuit Rollet. « Le plaisir que nous éprouvons à posséder, entretenir et conduire nos classiques est indescriptible, mais garder les véhicules historiques sur nos routes revêt une importance encore plus grande sur le plan social. Ils font partie de notre patrimoine technique, scientifique et culturel (comme le démontre le partenariat entre l’UNESCO et la FIVA) et le monde n’en serait que plus sombre si de tels véhicules n’étaient visibles que derrière les grilles de musées inamovibles. »

Que peut-on faire ?

« L’avenir des véhicules historiques n’est pas simplement une affaire de véhicules usagés, mais bien une question de loisir et de plaisir ; la possession de ce type de véhicules n’est pas une question économique, mais une affaire de passion », déclare Rollet. « Nous envisageons plusieurs mesures simples pour continuer à conduire d’ici 50 ans ».

« Nous devons avant tout cibler les jeunes. Les clubs du monde entier connaissent vraisemblablement les derniers soubresauts d’un âge d’or de l’automobile, on constate un funeste déclin du nombre de nouveaux inscrits à cause du manque de jeunes. Les jeunes amateurs de voitures existent, mais quelques messages postés sur Facebook leur suffisent à organiser un rassemblement : pas de carnet de route, plaques de rallye ou chichis. De même, ils utilisent leur réseau informel pour trouver un mécanicien ou parcourent le web à la recherche de pièces détachées, alors pourquoi rejoindre un club ?

« De trop nombreux clubs ignorent ces changements technologiques et sociologiques profonds, ils orientent mal leurs démarches censées attirer les jeunes, les accueillir et satisfaire leur désir de participer à des événements informels, sans chichis. De nombreux clubs vont même jusqu’à renier les jeunes, qu’ils soient montés sur quatre roues ou sur deux jambes. Ils organisent des sorties discrètes, presque en se cachant de tous, alors qu’une flopée de véhicules historiques constitue en réalité un merveilleux musée ambulant – et gratuit – qui devrait ravir et susciter la fascination des passants.

« On ne va pas ramener du sang neuf dans nos clubs en attendant patiemment que les jeunes viennent frapper à notre porte, car comme Godot, ils ne viendront pas. Nous devons changer nos mentalités : créer une section « jeunes » dans notre club, sous la houlette d’un membre plutôt jeune, qui va proposer des sorties simples, dynamiques et fun ; veiller à ce que plusieurs membres de moins de quarante ans siègent au comité principal ; profiter de l’engouement pour tout ce qui est vintage (mode, accessoires, etc.) ; organiser des présentations gratuites lors d’événements – avec commentaires – à destination du public ; s’associer à des événements populaires organisés par d’autres parties (avions et vieilles voitures, le rail et les routes d’hier…) ; s’exposer dans des hypermarchés ou des foires, partout où il y a du public, et surtout, des jeunes. Nous devons montrer nos véhicules.

« Ensuite, il faut raconter une histoire, car chaque véhicule historique a un récit passionnant à conter, bien plus intéressant pour le grand public que la capacité cubique ou le nombre de cylindres du moteur.

« Et nous devons absolument éviter de prôner une définition trop restrictive de l’automobile historique. Vous vous intéressez peut-être aux Bentleys vintage, et à rien d’autre, certes, mais ne critiquez pas votre voisin pour la passion qu’il voue aux scooters, micro-voitures, bus ou muscle cars Américaines customisées à outrance à coups de carrosserie fuchsia et de bandes bleues fluo. Tous sont des facteurs importants de notre histoire, notre culture, et l’immense diversité des véhicules classiques que l’on retrouve sur nos routes. Personne ne renie la valeur de l’authenticité – et la FIVA continuera à en chanter les louages – mais méfiez-vous du risque élitiste, en apparence, quand les jeunes veulent posséder un véhicule historique simplement parce que c’est différent : décalé, unique, voire iconoclaste.

« Lors d’un récent séminaire, Michael Abele, responsable des réseaux sociaux chez Mercedes-Benz Classic, a proposé sa propre réponse à l’éternel débat authenticité vs inclusion. Désignant une 190E munies de grosses roues chromées et de pneus à bas profil, il a suggéré, ‘Ne critiquez pas, respectez. Écoutez… et puis éduquez’. Un conseil particulièrement avisé.

« Enfin, et par-dessus tout, continuez à profiter de votre automobile, et transmettez ce plaisir à d’autres, car c’est à nous, amateurs, qu’il appartient à titre individuel de veiller à ne pas perdre le droit et la capacité de conduire sur les routes d’ici 50 ans ».

Quel rôle joue la FIVA dans tout ça ?

Nataša Grom Jerina, présidente de la Commission culturelle de la FIVA, explique une partie des actions menées par la FIVA pour nous aider à rester sur les routes.

« Le travail de la Commission culturelle, dont les membres sont originaires des quatre coins du monde, est très varié, il inclut notamment la rédaction d’articles et de publications, la co-organisation de séminaires, forums et symposiums, et le lancement de projets comme les Prix de la Culture de la FIVA. Nous travaillons également avec des organisations comme l’UNESCO, TICCIH, ICOM, ICOMOS, ainsi que des organismes gouvernementaux, fabricants d’automobiles, concepteurs, ingénieurs, collectionneurs et musées.

« Voici un exemple, très simpliste, d’une récente activité : en Serbie, nous travaillons avec un groupe de bibliothèques et d’écoles pour collecter de vieilles photos de famille destinées à une exposition locale sur le développement socio-économique de la ville – une ville dont l’histoire est ancrée dans la production automobile. C’est un tout petit pas, mais une démarche qui contribue à susciter l’intérêt pour les véhicules en tant qu’artefacts culturels. Par ailleurs, nous apprenons à nous intéresser davantage aux femmes : les femmes en tant que collectionneuses, supportrices, partisanes, conductrices, mécaniciennes, ingénieures, concepteurs – et mères, qui introduisent leurs enfants aux joies des véhicules historiques. »

Note to Editors

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The above material can be used free of royalties within the scope of this press release.

FIVA (the Fédération Internationale des Véhicules Anciens) is the worldwide organisation dedicated to the preservation, protection and promotion of historic vehicles and related culture, as well as their safe use. Since April 2017, FIVA has been a non-governmental partner of UNESCO, and continues to pursue its successful FIVA World Motoring Heritage Year programme.

For more press information, or to speak to a FIVA representative for a specific country, please contact Gautam Sen, FIVA’s Vice President Communications on communications@fiva.org, +33(0) 6 87 16 43 39 (mobile), or +33 9 66 12 44 64 (landline).

Note aux rédacteurs

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Les informations ci-dessus peuvent être utilisées sans redevances dans le cadre de ce communiqué de presse.

La FIVA est la seule organisation internationale de son genre à s’être fixé pour objectif l’encouragement d’une utilisation sûre des véhicules routiers historiques à propulsion mécanique au même titre que la préservation et la promotion de la culture des véhicules routiers en elle-même. En 2016, la FIVA a célébré son 50ème anniversaire avec le programme « Année du Patrimoine Automobile Mondial » sous le patronage officiel de l’UNESCO.

Afin d’obtenir des communiqués de presse plus détaillées ou de parler à un représentant de la FIVA pour un pays spécifique, veuillez contacter Gautam Sen, directeur adjoint de la communication de la FIVA, à l’adresse g.sen@fiva.org, au +33 (0)6 87 16 43 39 (mobile) ou au +33(0) 1 53 19 14 20 (fixe).

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